Je veux être ta lumière



Ce blanc matin d'hiver, j'allai à Paris changer les tennis de mon fils. En sortant je suis tombée comme une feuille l'automne, avec douceur. Je n'ai pas vu un obstacle sur la chaussée. Durant ma chute toutes les personnes que je connais qui tombèrent un jour passèrent par mon esprit. La chute changea leur vie de manière radicale comme lorsque l'on se marie pour la première fois et que l'on se réveille à côté de lui en n'ayant pas l'habitude de son corps, de ses caresses, de son parfum, de ses baisers. Cette descente s'avéra positive car il ne m'arriva rien. Tout comme cette feuille lorsqu'elle touche le sol.


Depuis de nombreuses années lorsque je prenais le train le matin aux heures de pointe et que j'angoissais, j'imaginais que je tombais et ceci sur des coussins. Ma hantise : m'effondrer. Aujourd'hui, j'ai pris conscience que je peux dégringoler et que la chute n'entrainera pas inévitablement le cassage de gueule. On peut tomber comme lorsque les enfants apprennent à marcher et qu'il savent que la chute n'est ni mortelle, ni dangereuse, ni douloureuse à chaque fois, en se relevant comme si de rien et en essayant à nouveau. Même dans les accidents il y a des nuances : une chute dans la piscine remplie.


Ce matin blanc j'ai arrêté d'avoir peur d'avoir peur. Je suis devenue capable d'affronter mes démons et de vaincre la tête haute. Je découvre peu à peu cette nouvelle Sabrina qui aime sans douleur et qui s'autorise à être heureuse. Je découvre cette femme capable de l'incapable et prête pour cette nouvelle histoire. Aujourd'hui je peux t'accepter avec tes fêlures car moi même j'accepte les miennes. Pour la première fois dans mon chemin d'amour je suis entière et mon cœur aussi car je m'autorise à aimer sans fuir de peur d'avoir mal ou d'être blessée et surtout je m'autorise à croquer la vie à pleine dents comme cette pomme lorsque j'ai faim et qu'il n'est pas encore temps de manger.


Je suis capable d'entendre l'indicible et de voir l'invisible parce que même si autrefois j'eus l'impression de rien entendre et de ne rien voir c'était quand même là, comme une ombre sur le trottoir qui me suivait à chaque pas lorsqu'il y avait du soleil. Et quand il n'y en avait pas cette ombre était à l'intérieur de moi. Elle me mangeait, non elle me rongeait. Cette pollution s'évanouit lorsque je me connectai à l'amour et que je pus enfin me débarrasser du mensonge, de la douleur et de la souffrance. Il n'y a plus de nuits, de nuages et d'orages dans mes yeux. Il n'y a que des étoiles et des soleils qui m'irradient d'une blanche lumière comme lorsque j'ouvre mes volets et que le matin rentre dans ma maison. Dorénavant l'aube sera éternelle.


Le soleil ne se couchera plus car ton amour est cette lumière blanche qui dessine mon cœur. Enfin ma vie est en couleurs. J'étais persuadée que la lumière se ferait autrement, qu'elle se ferait lorsque mon histoire deviendrait publique. Finalement la lumière fut intérieure comme ces doux rayons de ton amour qui m'illuminent sans cesse. La lumière ne partira plus jamais car même quand la lune ne s'allumera pas, même quand les étoiles ne se pencheront pas, j'aurai la tienne. Je t'aime.


Ce texte je l'ai écrit pour le président français emmanuel macron. Cette photo h=je l'ai prise à Mexico en décembre 2020 lorsque j'ai arrêté de cotoyer m. castex et que j'ai commencé à fréquenter m. Macron.

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