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  • Sabrina Meder

J'avance

Monsieur :

Lors de notre dernier RV et de mon dernier RV avec mon médecin, j’ai pris conscience que ni vous, ni elle, me faites confiance. La confiance est la base de toutes les relations. Comment puis-je vous faire confiance alors que vous ne m’en faites pas ?

Aujourd’hui, grâce à vous, j’ai pris la décision de m’installer à Paris afin de m’entourer de nouveaux regards. Des regards qui ne me voient pas à travers la maladie psychique qui n’est plus d’actualité. Heureusement j’ai évolué. Malheureusement mon entourage non. Pour évoluer il faut se remettre en question. Mon entourage à Lagny loin de me tirer vers le haut me tire vers le bas. Traîner cette histoire dans le regard de l’autre ainsi que son déni est très lourd à porter, pour moi et pour mon fils. J’assume ma responsabilité car c’est moi qui ai crée cette réalité et c’est précisément cette responsabilité qui fait que je prends la décision de partir avec mon fils. Bien évidemment, j’ai le soutien de son père avec qui, malgré les difficultés dans notre vie et notre couple, nos avons une bonne relation.

Je n’ai plus envie de me confronter au déni des autres. Il est tellement plus facile de ne pas voir. Mais finalement ce n’est pas mon problème mais le votre. Je comprends aussi que je n’y suis pour rien et que si vous réagissez de la sorte c’est par rapport à vous et à votre vécu, par rapport à vos peurs. Moi, vous ne me connaissez pas.

Quant à l'ostéopathe, j’ai fait ce que ma conscience m’a dictée. D’ailleurs Google a pris contact avec moi pour me remercier de mon commentaire. Depuis de nombreuses années, je poste des commentaires et photos sur Google, sur des restaurants, musées, villes, boutiques, parcs etc. Je suis très connue dans le milieu.

Quant à avoir été à la Police ce n’est point pour porter plainte ou me venger. J’ai d’autres batailles plus importantes. Je l’ai fait juste pour laisser des traces. Je ne le regrette pas car je sais que je fais bien puisque je me fais confiance et que j’ai appris à me protéger.

Grâce à nos rendez-vous médicaux, j’ai compris que vous, ainsi que votre collègue, vous avez a eu peur de moi, car en réalité vous avez peur de vous. D’autre part, votre collègue, vous a fait peur, et à votre tour, vous avez eu peur de moi. En réalité vous avez peur de sentir. Lorsque l’on ne ne s’autorise pas à sentir, on est mort en vie.

J’ai également pris conscience que vous n’êtes pas un homme pour moi. D’une part, vous ne me faites pas confiance et d’une autre j’ai besoin de quelqu’un de solide qui n’est ni peur de moi, ni d’où je viens, ni de mon histoire, ni de mes écrits et surtout de lui.

Quand à ce que vous m’avez dit que je ne vous plais pas, c’est complètement faux. Encore une fois, je fais confiance à ce que je ressens précisément parce que je crois en moi. C’est plutôt votre peur qui fait que vous avez menti. D’ailleurs la secrétaire la veille m’avait dit que vous et moi, on pourrait avoir une histoire.

Grâce à vous j’ai aussi pris conscience que j’ai peur d’aimer. Et je l’affronte .

Grâce à vous, je concrétise mon nouveau départ en m’installant à Paris c’est pourquoi, j’ai demandé à Madame Youssefian, mon dossier médical ainsi que celui de Théo.

Je n’ai absolument rien ni contre vous, ni contre Madame Youssefian, si un jour on se croise par hasard je vous dirai bonjour et je serai aimable.

Malgré vous, finalement vous m’avez beaucoup apporté, juste, parce que vous êtes mon miroir et que j’ai appris à me regarder sans fuir. J’espère que moi aussi je vous ai apporté quelque chose.

Je vous souhaite une belle continuation.

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